22 février 2010

Pensée : Grandir, quelle affaire…

Je redécouvre les joies de la lecture avec mon trajet quotidien pour aller au travail => Avouez que train + tram + bus => Il y a de quoi faire ^^

Aujourd’hui un article dans le magazine Psychologies a attiré mon attention…
… En fait, il s’agit plutôt d’une succession d’articles ayant pour trait commun aux secrets et histoires de famille.

Family_by_ElifKarakoc

Plusieurs passages m’ont beaucoup émue :

”Grandir, c’est cesser d’en vouloir à ses parents”

L’enfant unique ne fait pas l’expérience de l’agressivité, puis de la nécessaire transformation de celle-ci pour entrer en relation avec autrui. Peu rompu à l’ambivalence des sentiments, devenu adulte, il a une tendance au manichéisme dans ses affects : il aime ou n’aime pas. En conséquence, toute sa vie, il recherchera des relations stables et pacifiées d’emblée.”

“Tout se passe comme si les parents donnaient à leurs enfants des robes. A l’un, il sera donné une robe dorée, à l’autre une robe grise, et il sera très difficile d’en changer. Celui qui reçoit la robe dorée porte le narcissisme de la mère ou du père, et l’autre se sentira rejeté. Les enfants portent quelque chose qui ne leur appartient pas. Pourtant, ils vont devoir se battre sous les couleurs données par leurs parents.”

Quel est le cheminement qui conduit à l’apaisement ? Il est rythmé par trois étapes. La première est celle de l’attitude infantile qui consiste à vivre dans l’attente de recevoir. La deuxième période est celle de l’adolescence, la période qui nous pousse à “régler nos comptes” et à réclamer notre dû (…) La troisième et dernière étape consiste à grandir en acceptant que ce qui n’est pas venu ne viendra pas, en cessant d’en vouloir à ses parents tout en se disant : – OK. Je ne recevrai jamais ce que je n’ai pas reçu. Quoi que je fasse. Ce regard, ce sentiment d’importance que j’attendais ne viendra jamais.”

Ce que j’en pense :
L’enfant s’il souhaite grandir, devra forcément faire le deuil de ses parents idéaux, de cette relation parfaite qu’il souhaitait construire. Il devra trahir les espoirs narcissiques qu’ils ont placés en lui. Pour enfin se construire, et avoir une relation saine avec le monde extérieur.
Un enfant unique a une plus fâcheuse tendance à devenir un enfant-roi… A faire des caprices… Le problème est qu’à force d’avoir toute l’attention de ses parents pour lui, il en devient dépendant de cette attention… Et la recherche, tout en la refusant… Car elle est si facile, et si difficile d’accès à la fois.
Nous portons en nous les espoirs de nos parents, parfois même ceux aussi de nos grand-parents. Il faut s’affranchir de cette histoire familiale, pour enfin commencer à exister par soi-même.
Ce chemin qui conduit à l’apaisement, est universel et pourtant… Il est l’un des plus durs cheminements de notre existence.

Je me sens soulagée, et vidée à la fois d’écrire sur ce sujet…
Cela fait mal de se reconnaître dans les sujets, et de prendre conscience de ce qu’il nous reste à accomplir…

Posté par Aenya à 20:44 - Commentaires [12] - Permalien [#]


Commentaires sur Pensée : Grandir, quelle affaire…

    et moi....

    enfant unique...ayant reçu toute l'attention des parents...mais pas enfant-roi.....juste bien gâtée....

    intéressant ton article...

    bise
    ly xxx

    Posté par lady, 23 février 2010 à 04:08 | | Répondre
  • ahhhhh je lis avec intérêt ce que tu écris... et je suis enfant unique et malheureusement je connais bien des égoîstes, enfant "chouchou", qui ont grandi au milieu de frateries....
    L'éducation est là... j'ai été gâtée non pas parce que j'étais enfant unique mais parce que mes parents avaient les revenus de me permettre de pratiquer certains sports par ex.... maintenant je ne sais pas si l'enfant unique est si gâté que celà
    seul face à la maladie de ses parents
    seul face au décès de ses parents....
    seul face aux ambitions de ses parents
    seul pour s'émanciper et sortir du triangle fusionnel...

    Tout dépend comment on vit les choses.... quels sont les limites donnés par les parents... l'éducation même, les valeurs des parents, les aléas de la vie... c'est un sujet qui suscite débat ! hihihiih ... qui ne peut qu'entrainer des questions....

    Ma fille est pour le moment fille unique je regarde autour de moi en collectivité, les mamans me disent ohhhh elle est toujours comme celà ?... car elle ne tape pas les autres, partage (2ans et demi et l'a toujours fait) alors qu'une autre en fraterie tape, ne veut pas prêter voir pique à l'autre.... et pourtant elle est l'aînée d'une fraterie de deux... je pense qu'elle est enfant roi (ma déf de l'enfant roi ( : enfant qui n'a pas de cadre, une démission totale ou partielle du parent normatif... l'enfant roi est pour moi celui qui prend l'autorité et non forcemment gâté financièrement)

    bon je te monopolise tes coms ! hihiihih ! c'est vraiment un sujet débat ! ihihih ! J'ai souvent entendu, étant enfant unique moi même, les clichés sur ce statut. Et je reconnais que c'est difficile de ne pas entrer dans la discussion ! ihihih !
    bonne journée

    Posté par stef et sa belet, 23 février 2010 à 12:12 | | Répondre
  • C'est horrible!! J'ai l'impression d'être trop stupide pour débatre sur des sujets comme ça... :-s Mais j'approuve ce que tu dis

    Posté par Galiana, 23 février 2010 à 12:55 | | Répondre
  • Ayant une petite soeur je n'ai pas ce problème...
    En revanche vivre avec un frère ou une soeur amène bien d'autres problèmes!

    Je pense que la fraterie a ses avantages et ses inconvénients,mais peut-être plus d'avantages finalment. Car au moins on doit apprendre très tôt à ne pas être le centre de l'attention des parents,apprendre à partager les choses,mes les gens aussi^^ (je ne sais pas si je suis limpide dans mes propos^)

    Posté par kelly elliott, 23 février 2010 à 13:36 | | Répondre
  • Parents toxiques : Comment échapper à leur emprise

    voilà un livre de "SUSAN FORWARD" qui fait beaucoup de bien. j'avais besoin de vraiment évacuer mon lourd passé d'avec des parents, morts tous les deux à ce jours...Amitiés.

    Posté par Elisa, 23 février 2010 à 19:17 | | Répondre
  • Moi aussi je suis fan de ce magazine... Les seuls que je ne jette pas au recyclage après les avoir lus...

    Posté par cecilou71, 23 février 2010 à 21:59 | | Répondre
  • Suite...

    Ne t'inquiète pas, on apprend à s'apprivoiser soi-même petit à petit... C'est une vieille de 38 balais qui te le dis (encore en plein apprentissage d'elle-même ;-P)...
    Moi je suis la petite dernière de 5 enfants... Et j'en ai eu deux moi-même, avec un écart de 8 ans entre les deux... Je voulais absolument donner un petit frère à mon grand... J'aurais voulu en avoir plus, mais c'est trop de boulot pffffffffff, hahahaha !!! Une famille nombreuse, c'est problématique aussi, mais quelle richesse pourtant!!! Gros bisous ma belle...

    Posté par cecilou71, 23 février 2010 à 22:04 | | Répondre
  • Nous portons l'histoire de notre famille et dans le même temps notre liberté!!!!

    Posté par LeJournaldeChrys, 23 février 2010 à 23:25 | | Répondre
  • Intéressant cet article... J'espère faire porter à mes deux enfants un costume doré...

    Posté par 3xrien, 24 février 2010 à 09:49 | | Répondre
  • article intéressant ! commentaires intéressants !

    Je suis dernière d'une fratrie de 5... peu de relation avec mes frères et soeur... j'ai même presque l'impression parfois d'avoir été enfant unique !.....

    Ma fille est enfant unique... et je me suis souvent posée la question de savoir si c'était bien ou pas.... essentiellement pour les raisons citées par stef, je cite :
    "seul face à la maladie de ses parents
    seul face au décès de ses parents....
    seul face aux ambitions de ses parents
    seul pour s'émanciper et sortir du triangle fusionnel..."

    Je pense que chaque situation a ses avantages et ses inconvénients et qu'il ne faut pas regretter la situation qu'on n'a pas.... c'est ainsi... Et je pense que l'éducation a plus d'effet que le fait d'être unique ou pas...

    tu es enfants uniques aussi alors ?

    Une phrase m'interpèle : " grandir, c'est cesser d'en vouloir à ses parents" ........
    Alors je comprends pourquoi je n'arrive pas à grandir !....................

    bonne journée

    Posté par cacahuètete, 24 février 2010 à 10:37 | | Répondre
  • enfants/parents

    Bonjour à toutes et à tous.
    J'ai lu tous les commentaires sur cet article qui,tu devais t'en douter, ne manque pas d'éveiller les consciences.
    Je n'ai trouvé aucun exemple d'enfants sans parents, si j'en parle c'est que je suis née en 1941 d'une mère de 17 ans célibataire qui n'a pas cru bon de continuer ce qu'elle avait commencé avec tant de légèreté. Faire un enfant et l'élever sont deux choses bien différentes. on le fait en quelques secondes et on l'élève toute sa vie, car on devient parent et on le reste jusqu'à sa mort, enfin c'est ainsi que je vois la chose. Le circuit abandon,placements,adoption, je connais; comment se construire quand on n'a pas eu sa dose minimum d'amour au départ.Cacahuète dit:" je ne peux pas grandir j'en veux à mes parents, peut-on savoir pourquoi? Aujourd'hui j'ai liquidé la rancune que je portais à ma mère, la vie m'a permis de réfléchir et de comprendre que nous sommes TOUS porteurs d'erreurs et qu'elles ne sont pas toujours dues de notre seul fait, notre propre enfance nous donne des circonstances atténuantes, mais nous restons responsables de nos actes. La haine tue celui qui la porte en lui et ne sert à rien mais c'est le sentiment le plus proche de l'amour, c'est pour ça que les conflits parents, enfants sont si lourds à porter, on ne se définit pas les uns par rapport aux autres.
    Stef a des srcupules pourtant son commentaire est très pertinent, il ne faut pas hésiter à dire ce que l'on pense, ça peut en aider d'autres qui n'osent pas.
    L'expérience, dit-on, c'est comme les allumettes ça ne sert qu'une fois.
    Même si on doit faire son expérience soi-même l'opinion des autres permet parfois de réfléchir avant de se lancer dans une vois sans issue.
    Je suis donc fille unique adoptive mais j'ai 1 frère et 2 soeurs de coeur (pupilles de l'état comme moi) et ayant rettrouvé ma mère biologique j'ai retrouvé 1 frère et 2 soeurs utérins.
    Les seuls qui comptent à mes yeux sont mes frères et soeurs de coeur avec qui j'ai été élevée pendant quelques années, pour les autres, je n'ai aucun atome crochu, le courant ne passe pas, alors.
    Toujours ce problème: qui sont les parents? les parents biologiques ou les parents adoptifs et les gardiens? Pour moi j'ai trois mères: la mère biologique pour laquelle je n'éprouve rien, ma nounou de l'assistance publique et ma mère adoptive. Mon amour est acquis à ces deux femmes qui m'ont permis de me construire, malgré tous les manques qu'on ne peut combler. Si je ne parle pas du père c'est qu'il est absent de ma vie, seul mon père adoptif a été présent, hélas! Il n'était pas prêt à élever un enfant, surtout une fille qui, à cette époque, n'avait aucun droit. "Si ça ne te plaît pas tu reviens où tu étais, c'est à dire le centre de l'assistance, véritable enfer pour les enfants. Alors on file doux et on se tait.
    Le caractère forgé par un tel destin vous permet de lutter contre l'adversité sachant que vous ne pouvez compter que sur vous-même. Le bilan est positif, je n'ai en moi qu'amour pour ces gens qui ont jalonné mon existence, sans eux que serai-je devenue? Je ne gaspille pas mon temps en vaines querelles ou rancoeurs ni regrets, c'est stérile et le temps nous est compté, autant ne pas le perdre. Seul l'amour sous toutes ses formes nous permet de VIVRE.
    Alors, fratrie de 5 ou 10 ou fille unique, quelle importance si vous êtes aimé et si vous aimez.
    Marilug 33

    Posté par marilug 33, 25 février 2010 à 15:47 | | Répondre
  • duplicate de message

    Bien sûr, tu peux, tu dois même, supprimer deux messages, je ne comprends pas ce qui c'est passé, je ne l'ai écrit et envoyé qu'une fois pourtant. Ce sont les mystères de l'informatique que je ne cherche pas à percer, trop compliqué pour ma petite tête.
    Merci pour ta réponse et ton commentaire. Des blagues, j'en ai, mais je les distille à faible dose pour ne pas gaver ceux qui n'y sont pas sensibles, alors si tu suis le blog, tu en trouveras d'autres....un jour...bientôt.
    Bises
    Marilug 33

    Posté par marilug 33, 27 février 2010 à 00:19 | | Répondre
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